Décline toute responsabilité en cas de procrastination

Une histoire … de confiance

Nous n’avons pas du tout la même vision du couple, mon copain et moi. Je ne veux pas dire par là qu’un de nous a des envies totalement incompatibles, de type monogamie totale contre union libre. Mais mon copain, sans être spécialement d’un naturel confiant dans la vie de tous les jours, est confiant sur l’idée du couple.

 

Il le voit comme du donnant-donnant. Un pari sur l’avenir et non pas des calculs pour arriver à une stricte égalité de dépenses financières et en énergie pour les tâches de la vie courante. A un moment, l’égalité peut s’effacer parce que les circonstances personnelles prennent le dessus, qu’on traverse une passe difficile. Il est alors sensé que l’autre vienne en soutien, en support. Qu’il aide à faire face, matériellement et émotionnellement, à la situation. Dans cette optique, il n’attend pas une totale égalité entre nos contributions financières respectives à l’achat de sushis de lessive.

Pour ma part, je suis une flippette totale.

Vraiment.

  • J’ai une peur bleue qu’un futur employeur puisse tomber sur une photo compromettante de moi donc mon compte facebook officiel est sous un autre nom et je me complique vraiment la vie avec deux comptes mais sait-on jamais, on pourrait se moquer de moi et mon blog.
  • Si je rentre tard et que je passe par un quartier que je connais mal, je passe en mode survie et gps. Je checke régulièrement mon itinéraire en checkant que personne ne me suive.
  • On peut toujours courir pour qu’en période de recherche d’emploi, je réponde illico au téléphone alors qu’il me suffit d’écouter le message vocal pour savoir qui appelle et me mettre dans les meilleures dispositions quand je rappelle. Ca ne m’empêche pas de regarder nerveusement la localisation de l’appel (fonction merveilleuse de mon nouveau téléphone) pour essayer de déterminer de qui il s’agit avant le message vocal.

 

Je me rassure comme je peux avec des raisonnements de juriste. En me disant que telle ou telle chose est punie par la loi, donc si je subis les conséquences de quelque chose de pas cool, je suis quand même innocente. S’il m’arrivait quelque chose de grave, ces raisonnements-là me feraient une belle jambe.

Nous ne partons donc pas avec les mêmes angoisses en terme d’organisation de couple, mon copain et moi. Je suppose qu’une bonne connaissance des procédures de divorce n’aide pas à la confiance. Etre l’enfant du divorce.

Mais je crois bien que je suis aussi un peu sauvage. Comme le renard du Petit Prince, il faut m’apprivoiser. Sans quoi je continue de darder un oeil méfiant.

On avait dit “méfiant”, le regard.

Même apprivoisée, les choses sont encore laborieuses. J’adore mes amis et mes collègues, pourant je suis parfois sur la réserve avec mes proches comme avec des collègues. Je garde mes préoccupations pour moi. J’essaie de ne pas m’imposer. J’ai du mal à proposer une sortie parce que je suis effectivement un peu débordée mais aussi effrayée. J’ai dépassé la zone de timidité, mais il m’est très difficile de me dévoiler.

Comment avancer là-dessus alors que je suis capable de m’exprimer en public (confiance en moi) ? Que j’ai décidé de le dire quand j’étais intéressée par quelqu’un ou par une expérience (en amour, en amitié, professionnellement) et que si on me repoussait parce que j’ai l’air enthousiaste, c’était idiot de la part des autres ?

Je dois pouvoir faire confiance moi aussi, quitte à relayer ici toutes les étapes de ce cheminement.


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  1. Chauncey

    9 June

    Affaire à suivre alors ! Je suis impatiente de lire ce que tu vas nous en écrire !

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