Décline toute responsabilité en cas de procrastination
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Critique : de toute éternité, Audrey Niffenegger

Critique : de toute éternité, Audrey Niffenegger

Je me comporte avec les récit de voyage dans le temps comme avec mon thé : je suis exigeante.
Dès les premières pages, De toute énerité s’est imposé comme un coup de cœur que j’aurais plaisir à vous raconter. Le style agréable et efficace m’a prise par la main, j’ai adoré la cohérence de l’histoire (j’étais pourtant prête à me montrer très critique). Je ne suis pas forcément fan d’histoires d’amour (sauf Clémentine Beauvais), mais courrez lire celle-ci !

Pourquoi De toute éternité est un mélange parfait entre histoire d’amour et voyage dans le temps

C’est un mélange très ambitieux, non ?

Pourtant, on retrouve vraiment ces deux éléments avec une qualité d’écriture géniale et une narration fluide. Il y a de la tendresse, de la passion, les problèmes d’un couple ordinaire et ceux d’un couple qui ne l’est pas …
Je pleurais comme une petite madeleine dans le métro parce que je les aimais, ces personnages, je voulais qu’ils soient heureux même si ça me paraissait très mal parti. Je me suis retrouvée happée par la narration, impatiente de savoir, heureuse de voir les pièces du puzzle se mêler comme il faut.

Moi, dans le métro.

J’avais peur d’un récit sexiste où la femme / copine du héros-qui-fait-des-trucs-cools reste à la maison bien sagement en s’ennuyant ferme. Claire ne m’a pas fait cette impression du tout. On la sent vivante, passionnée, indépendante mange tout son amour pour Henry et son inquiétude.
La manière dont le voyage dans le temps est exploité est géniale. On n’est pas dans le voyage utile (#conniewillis), on est dans la maladie chronique.
Henry ne maîtrise rien, ni la durée du séjour, ni la durée de son absence, ni le lieu ou l’endroit où il disparait / réapparaît, ni ce qu’il pourrait emporter.
En fait, il n’emporte rien, pas même ses vêtements.
Ce qui l’amène à charparder continuellement, à perdre ses affaires (#trueminimalist), à vivre dans une semi délinquance parce qu’il est impossible de demander l’aide des autres. Ce serait prendre le risque de passer pour un fou ou devenir, un cobaye, et il faudrait (presque) toujours tout recommencer. Il perd le bénéfice de tout ce qu’il peut accumuler : argent qui, faciliterait ces voyages, papiers d’identité pour prouver son existence, vêtements qui protègent du froid et permettent de vivre en société.
C’est un quotidien affreux.
Je ne dévoile rien du final, c’est un livre qui ne mérite pas qu’on le spoile.
Je suis vraiment contente de ma lecture et je la mets dans les livres que je relirai avec plaisir.

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  1. Azylis

    25 février

    Tu m’as donné envie de le lire !

    • Adele Eastmacott

      27 février

      J’en suis ravie, c’est vraiment une belle découverte. Je songe même à l’acheter en format physique alors que la couverture me déplaît vraiment (comment ça, c’est un critère superficiel ?)

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