Décline toute responsabilité en cas de procrastination
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Peurs, angoisses et motivation pour l’avenir

Peurs, angoisses et motivation pour l’avenir

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Nous voici dans un post « thérapie », personnel et sans visée . Je ne suis pas peureuse mais mes peurs se réveillent en ce moment. Je me vois comme en recherche d’emploi passive. J’ai un statut salarié jusqu’à fin août et après, c’est le saut dans le vide. Dire que je n’ai pas peur est un pieu mensonge. J’avançais (en métaphore) dans une prairie, de la terre, du sable, et maintenant j’ai les pieds dans l’eau et j’avance vers l’endroit où je n’ai plus pied.

Etat des lieux d’une angoisse

J’entends beaucoup l’idée de postuler quand même quand j’en parle à mes proches (soit sur une base « très régulièrement »). Je n’ai à y perdre que du temps, en effet. Je pourrais vous dire que je manque terriblement de temps, mais nous savons bien que c’est faux dans la mesure où je suis capable de m’enquiller un petit goûter devant la télé ou de végéter sur autre chose. Le temps passé à flâner n’est pas du temps directement transposable en travail – projets personnels – révisions. Mais ce temps pourrait être utiliser pour d’autres actions qui me seraient utiles.

Si je rechigne à postuler, c’est parce que j’ai peur. Comme l’explique Armalite, le cerveau est une machine à pensées même en période d’angoisses.

Check list des peurs et angoisses

  • J’ai peur du rejet, alors que c’est un rejet moins grave que dans d’autres circonstances ; je ne pars plus dans des projections enflammées sur à quoi ressemblerait mon quotidien pour ce job cette entreprise, je ne suis pas au chômage depuis longtemps donc il n’y a pas d’urgence pour mon compte en banque
  • J’ai également peur de l’ampleur de la tâche, la montagne de choses à faire et à vivre avant ma fin d’année (examens, mémoire, déménagement éventuel suite à une recherche concluante d’emploi).
  • Je me sens bloquée dans une zone de flou. Je suis incapable de me dire que je vais organiser quoi que ce soit passé début septembre ; prendre des billets pour les vacances de Noël ? « Mais quelles vacances, dans quel univers, d’où partir, si ça se trouve je suis au chômage à ce moment donc autant parti avant, si ça se trouve en tant que junior je n’aurais jamais le droit de partir à Noël pour laisser les autres prendre des congés« . Comme mon anniversaire est en septembre, c’est affreux de me dire que je vais peut-être souffler mes bougies sur un sentiment d’échec de ma vie pour cause de chômage (oui, je suis dans le mélodrame).

Plus que ça, peur de …

A la lecture de ces observations, on voit bien que ça me tracasse, cette possibilité du chômage. Je stocke les « mais tu n’auras pas de mal à trouver, voyons !  » comme un écureuil avec ses réserves (ou Rebecca dans Love Kernels), en les traitant comme la pensée la plus précieuse du monde. Objectivement, dire à mon compagnon de nous ramener un gâteau pour fêter mon anniversaire et m’organiser pour  faire un repas avec mes amis n’est pas si effrayant que ça.

Est-ce que c’est une peur simplement financière ? Je n’ai pas fait les calculs mais je me doute qu’en étant à la maison pour une période, c’est autant de Navigo économisé (même avec la participation employeur, c’est CHER), plus de fait maison dans les repas et pas de cantine le midi, bref, j’économise divers petits frais et je dispose de mes indemnités chômage auxquelles je cotise vaillamment depuis deux ans pour payer mon toit sur la tête.

C’est une histoire de place dans la société ? Difficile à dire. Je ne vais pas prétendre que je suis totalement déconstruite dans le méli-mélo des peurs de la peur du chômage. Et si on me pensait nulle. Et si j’étais au chômage super longtemps. Bref, je conditionne beaucoup trop mon bonheur à une image que les gens auraient de moi : la fille capable, la nana qui a un job sympa et qui a l’air de savoir comment mener sa vie.

Par exemple, le célibat ne me pesait pas spécialement quand je n’avais personne et j’écarte un paramètre important pour beaucoup de monde. C’était facile de me revendiquer féministe d’avant l’heure ma-valeur-n’a-rien-à-voir-avec-tout-ça. Je ne misais rien sur le couple en terme de confiance en moi. Je prenais Mulan comme modèle « elle sauve la Chine toute seule ou avec trois zozos, donc toute seule », Chang n’étant qu’une variable un peu superflue dans l’histoire de Mulan. Donc le couple, pas un critère pour me sentir bien, alignée avec une image que je veux projeter. Alors que le travail, c’est le nerf de la guerre pour moi. (Je mets peut-être ces points en parallèle à cause des horoscopes, hein. Mais la santé est un critère sur lequel on ne peut pas trop agir ; l’épanouissement pro ou perso me turlupinent plus)

Mulan qui ménage sa monture et sa vie personnelle l’air de rien (elle prend des bains et mange du riz avec des smileys)

Ce qui serait utile pour enrayer mes peurs

Je pense beaucoup à la logique d’une amie qui appréciait de faire de la cuisine et plus particulièrement de faire de la pâtisserie. Pas de la pâtisserie pour l’offrir à la terre entière mais à soi-même et / ou à des amies. Le processus de cuisine dans ce contexte est l’occasion d’être à la fois :

  • Le parent, qui s’objective (qui se réalise, se sent mieux) en faisant un gâteau. Un acte de générosité sous la forme de matières grasses et chocolat.
  • L’enfant, qu’on console, chouchoute, rassure avec le gâteau et tout le message affectif autour du gâteau.

En ce moment, j’ai très envie qu’on me tende un mouchoir métaphorique, qu’on me tape sur l’épaule ou dans le dos, qu’on me plaigne, qu’on me console d’un « ça va passer ». C’est juste un besoin d’évacuer ma peur et mes peurs, et je ne sais pas comment y remédier de manière efficace.

J’ai des comportements boulimiques plus ou moins ennuyeux.

  • Je mange beaucoup de chips. Cette consommation a impact écologique discutable, impact sur ma peau discutable mais sentiment de petit plaisir.
  • Je scrolle LinkedIn mais la possibilité que ces entreprises recherchent le bon profil (=moi) au bon moment (ma recherche d’emploi) est faible donc ce n’est pas forcément utile. J’en reviens au début d’article, sur le fait de postuler ou non.
  • Je passe du temps sur Vinted aussi, à imaginer une vie fantasmée en commençant par des tenues. C’est moins désastreux que faire du shopping en enseigne classique (d’un point de vue écologique et économique) mais ça reste décevant.

En prenant du recul, je sais pertinemment que je passe ce temps-là à faire ces actions-là parce que j’ai besoin d’une sorte de gratification immédiate par la distraction. Je pense à autre chose le temps du plaisir, de la découverte ou la projection. Comme en matière alimentaire, c’est lié au fait que je ne contrôle pas l’avenir.

La situation est en principe temporaire. Si je dois être objective, il n’y a pas de raison viable que j’aie du mal à trouver. Mais je me sens très angoissée quand même, et j’aimerais trouver des méthodes pour faire passer ces peurs et utiliser mon énergie d’une meilleure manière.

Le carnet de gratitude ne calme pas mes angoisses à court terme et je n’ai pas accroché à l’application Oasis. Mais je croise les doigts pour que me plonger dans Hogwarts Mysteries soit LA solution en terme de détente et évasion !

Tu, tulutu, tutu tuuu …


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